
[TE ESTABA ESPERANDO]
El domingo esperé tu llamada. La esperé por la mañana, luego por la tarde. El día se quedaba sin luz y pensé que posiblemente habrías llegado de madrugada de São Paulo, que estarías cansado, que estarías durmiendo en el hotel. Pero no me habías dicho en qué hotel.
El lunes revisé tu correo electrónico:
Cher Angel,
Je suis au Brésil pour l'hommage à Jean Rouch,
à Sao Paulo > 4 juillet
et à Rio >12 juillet.
Je ne sais où vous résidez précisément,
mais si la chose était possible,
cela me ferait très plaisir de vous revoir.
Amitiés,
JAF
Le 30 juin 2009
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Te estaba esperando, te he estado esperando todo este tiempo. Por una razón que desconozco te he buscado hoy en Google. Recuerdo cuando me contaste la muerte de Jean Eustache, lo doloroso que fue despegar la nota pegada a su puerta que decía algo así como “golpea tan fuerte como para despertar a un muerto”.
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Nécrologie
Jean-André Fieschi, critique et cinéaste
LE MONDE | 11.07.09 | 15h02 • Mis à jour le 13.07.09 | 09h19
Son nom n'évoque probablement que de vagues réminiscences au grand public. Jean-André Fieschi, foudroyé le 1er juillet par un infarctus durant sa participation à un colloque international consacré à Jean Rouch par la Cinémathèque de Sao Paulo, fut pourtant une figure à la fois précieuse et attachante de la cinéphilie française.
Né le 5 mai 1942 à Ajaccio, il s'illustre d'abord comme critique aux Cahiers du cinéma dans les années 1960, participant aux côtés de Jean-Louis Comolli et de Jean Narboni, sous la direction de Jacques Rivette, à l'une des périodes les plus passionnantes de la célèbre revue.
Jean-André Fieschi rêvait, avant que Jean-Luc Godard ne la réalise tardivement, d'une histoire du cinéma qui ne s'écrive qu'à travers les rapprochements entre les films. Il tourne lui-même, un court métrage de fiction d'abord, L'Accompagnement (1965), monté par Jean Eustache, qui met en scène un musicien qui doit livrer la partition d'accompagnement d'un film mais rêve plutôt d'accompagner une beauté croisée au parc Monceau.
Des documentaires ensuite, notamment pour la série "Cinéastes de notre temps" dirigée par André S. Labarthe dans laquelle il signe deux intenses et magnifiques portraits, Pasolini l'enragé (1966) puis, bien plus tard, Mosso Mosso, comme si (1998), consacré au retour de Jean Rouch sur le fleuve Niger. Son grand oeuvre est toutefois un film vidéo méconnu, partiellement révélé au Centre Pompidou en 2005 : Le Jeu des voyages, (1987-2004), inclassable journal de quelque vingt heures qui ramasse une quinzaine d'années de passion cinéphilique, ethnologique et amicale.
Par ailleurs, Jean-André Fieschi a touché un peu à tout, poursuivant ses collaborations régulières dans la presse spécialisée et généraliste, collaborant à des émissions de télévision, participant à la grande époque du cinéma d'intervention, enseignant le cinéma à l'université et à l'Idhec.
Il fit partie de ces hommes qui ont intentionnellement laissé peu de traces écrites. La transmission de sa pensée, d'une percutante intelligence, d'une douceur sans illusion, fut essentiellement orale. Reste dans l'oreille de ceux qui eurent la chance de le croiser, ce rire si particulier, où se mêlaient le pétillement de la vie et toute la souffrance du monde.
5 mai 1942 : naissance à Ajacccio
1966 : "Pasolini l'enragé"
1987-2004 : "Le Jeu des voyages"
1er juillet 2009 : mort à Sao Paulo (Brésil)
Jacques Mandelbaum
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En la fotografía, con Marie-Pierre Müller.
La foto es de Flavia de La Fuente, y su blog éste
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